L’Europe est bien le plus beau projet au monde !

janvier 6, 2008

“Approche philosophique de l’administration européenne”, qu’est-ce donc cela ?

Vous pensez que l’Europe est une affaire de gens bien loins de vous à Bruxelles ?

Vous avez tort !  

Voilà plus de 10 ans que je suis en relation avec de nombreux fonctionnaires européens et je dois dire qui si les “clichés sur l’administration” sont parfois respectés ( je pourrai vous raconter quelques perles géniales) , j’ai plus que très souvent, rencontré des gens passionnés au service d’une mission humaine jamais réalisée auparavant à travers le monde.

L’Europe est bien le plus beau projet du monde 

“Approche philosophique de l’administration européenne est une conférence qui devrait être une invitation à penser autrement l’action politique et administrative.

Nicole DEWANDRE : Chef de l’unité « femmes et sciences » à la commission européenne vous résume sa conférence comme suit : (source :  Universtité de tous les savoirs)

“La conférence proposera un déplacement par rapport à l’idéalisation et à son corollaire, l’indignation.

Alors qu’on prétend souvent que la production d’idéal est nécessaire comme cap pour l’action, je soutiens qu’au contraire elle agit comme écran et occulte les nécessités et les contraintes de l’action politique et administrative. Ces nécessités sont notamment les jeux de pouvoir dans l’administration, les apories dans la chaîne de responsabilité, le caractère souvent irrésolu de la transcription d’une priorité politique en actes administratifs, la double dimension de l’action publique (sociale/efficace et politique/symbolique).

Toutes ces nécessités requièrent d’être articulées et non amalgamées ou, pire, déniées.
La figure ironiste est le vaisseau de mon « idéal » -si j’ose dire- pour la construction européenne, la Commission, et la fonctionnaire. C’est une posture philosophique qui assume la contingence du langage, qui intègre que le cours des choses n’attend pas, pour se dérouler, qu’une réponse soit donnée à certaines questions comme celles qui portent sur la nature du Vrai, du Bien, du Juste ou du Beau. Elle conduit à penser l’espace public par ses conditions aux limites, plutôt que par la recherche d’une origine. C’est une autre « physique » qui est proposée : celle du rebond, et pas celle du déploiement.

Ne plus chercher à faire l’ange pour faire un peu moins la bête. Dans la réforme administrative, cela revient à reconnaître que le discours sur la compétence et la transparence n’est pas en mesure de fonder un nouveau mode de fonctionnement. L’enjeu est de mettre en place un système qui optimise les performances de l’administration sachant qu’il y aura toujours un mix de niveaux de compétence, et que, de plus, la compétence pure n’est pas isolable en soi.

Je fais trois propositions :

  • (i) instiller une dose de hasard dans la sélection de la hiérarchie,
  • (ii) limiter systématiquement l’exercice des fonctions hiérarchiques dans le temps,
  • (iii) développer un système de contre-pouvoirs au sein même de l’administration.

Par rapport à la construction européenne, le pire ennemi sont les fausses alternatives, qui monopolisent le débat, et produisent un effet d’éviction par rapport aux enjeux actifs (toujours l’occultation !), comme par exemple l’opposition entre souveraineté nationale et construction européenne, ou encore l’amalgame entre la libéralisation/globalisation et la construction européenne. Je fais également trois propositions :

  • (i) bannir du langage politique des formules collectives abusives,
  • (ii) décliner les politiques en objectifs directs,
  • (iii) ne jamais cesser d’aimer l’Europe. “

La conférence est disponible ici

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