Faire campagne sur les réseau sociaux

Les candidats aux élection présidentielle américaine investissent les réseaux sociaux sur Internet, Facebook en particulier. Au-delà du buzz autour du phénomène, ces sites, de plus en plus prégnants dans l’activité en ligne des jeunes, et des moins jeunes, facilitent les pratiques militantes. Une (petite ?) révolution numérique, dont les prochaines élections offriront sans doute les premières illustrations en France.

Facebook est un site Internet de réseau social créé en 2004 par Mark Zuckerberg, initialement réservé aux étudiants d’Harvard puis progressivement ouvert à tous les internautes. Les applications les plus diverses peuvent s’y greffer avec pour seul dénominateur commun de connecter les membres, qui ne peuvent plus s’en passer.
Facebook est le 10ème site le plus visité dans le monde (derrière Yahoo!, Microsoft Network, Google, YouTube, Windows Live, Myspace, Orkut, Baidu (moteur de recherche chinois) et Wikipedia), le 6ème aux États-Unis, et le 1er au Canada (10% de la population est inscrite), en Afrique du Sud, en Norvège et au Liban.
Plus de la moitié des membres consultent le site quotidiennement, pour un longue visite de 20 minutes en moyenne.

Avec 40 milliards de pages vues et 100 000 nouveaux usagers par mois, le phénomène Facebook gagne l’Europe depuis quelques mois. Sa croissance y est en ce moment fulgurante, passant en une semaine de la 35ème à la 25ème place dans la liste des sites les plus consultés en France. Au-delà du buzz et de la hype  le site est aujourd’hui incontournable.
Il devient, à mesure que les équipes de campagne et les militants investissent les réseaux sociaux, un important espace de communication politique. (Source http://www.fluctuat.net)

Add comment février 26, 2008

Elections politiques U.S.: vaste campagne contre l’abstentionnisme

Ca se passe aux Etats-Unis, quelques semaines avant le « Super Tuesday », les démocrates craignent plus que tout l’abstentionnisme lors des primaires, ils décident de lancer une vaste campagne (publicitaire cette fois) : 1 million de SMS encourageant Clinton ou Obama.

Résultat :
- 56% des destinataires interrogés ont déclaré avoir apprécié l’initiative
- 37% ont prêté plus d’attention à la couverture médiatique dudit candidat par la suite
- 28% ont vu leur intention de vote bousculée à l’issue de la campagne SMS
- 10% en moyenne ont estimé avoir une perception plus positive des candidats.
 
 Barack, quant à lui, a caracolé à 16% ! De quoi effrayer Hillary…

(Source : Brainstorming France – Limbo – Reuters – Lci – Osez)

 Au vu de ces chiffres, la réalisation d’une campagne SMS pan-européenne pourrait être lune excellente solution pour augmenter le taux de participation aux prochaines éléctions européennes de 2009. 

Olivier Mathelot
European MarCom Specialist
www.europa-idealab.eu

Add comment février 25, 2008

I-POL : Communication politique web 2.0

Il faut être réaliste, aujourd’hui, la campagne politique, celle des blogs, des forums, des réseaux communautaires, bref, celle du net, est souvent bien plus passionnante que la campagne qui sévit à la télé, à la radio et même dans la presse.

I-Pol est un magazine politique online qui traque et décrypte chaque semaine l’actualité de la présidentielle sur le web. Pas de blabla ni de débat, I-Pol est tout en images (dans un style très Canal+…).

On apprend tout des stratégies webiennes des candidats : de l’UMP, qui organise chaque mardi une pizza partie pour les blogueurs (faites un petit coucou à Loïc Lemeur, le pape de la blogosphère), au PS, qui a ouvert une permanence dans Second Life (qui se trouve d’ailleurs à côté d’un bordel, ne vous trompez pas de porte).

On prend le pouls des intérêts des Français bien mieux que ne le font les instituts de sondage.

On se dit que, décidément, il suffit de retenir un seul mot pour avoir l’air de s’y connaître : PARTICIPATIF. N’hésitez pas à en user et abuser, vous passerez pour un politologue.

Enfin, et pour ceux qui en doutaient encore, on mesure l’influence des internautes sur l’action des hommes politiques : comment Mr et Mme Royale (et le reste de la classe politique) ont été poussés à divulguer leur patrimoine suite à une rumeur née sur le web ; comment, suite à un reportage d’I-Pol, le FN a supprimé de son site un lien vers des vidéos fascistes…

I-Pol ne vous réconciliera peut-être pas avec les politiques, mais il vous rendra accro à la campagne.

Lien : http://ipol.typepad.fr

Add comment janvier 20, 2008

L’Europe est bien le plus beau projet au monde !

“Approche philosophique de l’administration européenne”, qu’est-ce donc cela ?

Vous pensez que l’Europe est une affaire de gens bien loins de vous à Bruxelles ?

Vous avez tort !  

Voilà plus de 10 ans que je suis en relation avec de nombreux fonctionnaires européens et je dois dire qui si les “clichés sur l’administration” sont parfois respectés ( je pourrai vous raconter quelques perles géniales) , j’ai plus que très souvent, rencontré des gens passionnés au service d’une mission humaine jamais réalisée auparavant à travers le monde.

L’Europe est bien le plus beau projet du monde 

“Approche philosophique de l’administration européenne est une conférence qui devrait être une invitation à penser autrement l’action politique et administrative.

Nicole DEWANDRE : Chef de l’unité « femmes et sciences » à la commission européenne vous résume sa conférence comme suit : (source :  Universtité de tous les savoirs)

“La conférence proposera un déplacement par rapport à l’idéalisation et à son corollaire, l’indignation.

Alors qu’on prétend souvent que la production d’idéal est nécessaire comme cap pour l’action, je soutiens qu’au contraire elle agit comme écran et occulte les nécessités et les contraintes de l’action politique et administrative. Ces nécessités sont notamment les jeux de pouvoir dans l’administration, les apories dans la chaîne de responsabilité, le caractère souvent irrésolu de la transcription d’une priorité politique en actes administratifs, la double dimension de l’action publique (sociale/efficace et politique/symbolique).

Toutes ces nécessités requièrent d’être articulées et non amalgamées ou, pire, déniées.
La figure ironiste est le vaisseau de mon « idéal » -si j’ose dire- pour la construction européenne, la Commission, et la fonctionnaire. C’est une posture philosophique qui assume la contingence du langage, qui intègre que le cours des choses n’attend pas, pour se dérouler, qu’une réponse soit donnée à certaines questions comme celles qui portent sur la nature du Vrai, du Bien, du Juste ou du Beau. Elle conduit à penser l’espace public par ses conditions aux limites, plutôt que par la recherche d’une origine. C’est une autre « physique » qui est proposée : celle du rebond, et pas celle du déploiement.

Ne plus chercher à faire l’ange pour faire un peu moins la bête. Dans la réforme administrative, cela revient à reconnaître que le discours sur la compétence et la transparence n’est pas en mesure de fonder un nouveau mode de fonctionnement. L’enjeu est de mettre en place un système qui optimise les performances de l’administration sachant qu’il y aura toujours un mix de niveaux de compétence, et que, de plus, la compétence pure n’est pas isolable en soi.

Je fais trois propositions :

  • (i) instiller une dose de hasard dans la sélection de la hiérarchie,
  • (ii) limiter systématiquement l’exercice des fonctions hiérarchiques dans le temps,
  • (iii) développer un système de contre-pouvoirs au sein même de l’administration.

Par rapport à la construction européenne, le pire ennemi sont les fausses alternatives, qui monopolisent le débat, et produisent un effet d’éviction par rapport aux enjeux actifs (toujours l’occultation !), comme par exemple l’opposition entre souveraineté nationale et construction européenne, ou encore l’amalgame entre la libéralisation/globalisation et la construction européenne. Je fais également trois propositions :

  • (i) bannir du langage politique des formules collectives abusives,
  • (ii) décliner les politiques en objectifs directs,
  • (iii) ne jamais cesser d’aimer l’Europe. “

La conférence est disponible ici

Add comment janvier 6, 2008

Commençons de manière passionnée !

Voilà une conférence en ligne exaltante et passionnante.
L’image publicitaire / Mercedes Erra (Presidente BETC euro-RSCG)

L’image publicitaire est un sujet vaste qui n’entre pas dans le champ MarCom, il est vrai.

Cependant je ne peux m’empêcher de faire mon premier post avec cette conférence. Apprendre comment les marques communiquent de manière simple leurs thématiques complexes n’est finalement pas très éloigné de la communication de thématiques des institutions européennes.

Et si on se mettait à “vendre la marque Europe”, ce serait pour le bien de tous et toutes, non ?

Les éléments clés de la construction d’une image publicitaire seront présentés lors de cette conférence. Comment fait-on une publicité, comment les gens la reçoivent ? L’image publicitaire est très spécifique, elle cherche à faire faire des choses, à obtenir un effet chez les gens, une modification du comportement.

Ce que l’on cherche à dire va être ce qui va provoquer cet effet chez les individus. 
 

Producteur : Université de Tous Les Savoirs, la suite – 2004 
[Source UTLS. fichier Real Media de 204 Mo]
http://download.sfrs.fr/media-1/canalu/utls/download/realvideo/080704rm.zip

Add comment janvier 5, 2008


 

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